Total, ou la fabrique du chômage et de la pollution

Les élus verts de la région Dunkerquoise apportent leur soutien indéfectible à l'ensemble des salariés travailleurs de la raffinerie des Flandres. Le malaise social est profond. L'entreprise réalise près de neufs milliards d'euros de bénéfices net et s'apprête à fermer l'usine, à la recherche de lattitudes où les normes sociales et environnementales lui seront plus favorables. Et cela, prétextant la recherche d'une croissance de leur compétitivité. Nous ne sommes pas dupes, et nous savons que la première croissance dans cette sale affaire, ce sera celle du portefeuille des actionnaires!

La situation générale de l'emploi est désastreuse. A l'échelle de la planète, le Bureau Internationale du Travail a enregistré le plus haut niveau de chômage jamais atteint. Il faut changer le système.

Il paraît que sur les tas d'ordures poussent les plus belles fleurs.

Nous nous retrouvons donc face à un modèle de développement qui exploite, à court terme, à la fois l'homme et l'environnement. Il faut désormais adapter nos industries au XXIe siècle. Il faut aussi changer de système, en défendant la conversion écologique de l'économie. D'un côté, nous soutenons l'idée qu'il faille taxer d'avantage le capital des industries polluantes et garantir une meilleure redistribution des richesses créées. D'un autre côté, nous souhaitons accompagner localement une métamorphose de nos activités, qu'elles soient non polluantes, créatrices d'emplois locaux et non délocalisables. L'écologie, c'est maintenant!
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